J’ai oublié de contempler
De regarder le monde avec un pas de recul
D’ouvrir les yeux sans y apposer de volonté
Je me suis oubliée.
Le corps impacté, allongé, effondré
Le mental n’a plus la force de réagir
L’immobilité devient survie
Le vide prend place.
Et puis…
C’est arrivé comme le premier matin d’automne
Une brèche laisse passer la lumière
Tête et corps se remettent au diapason.
La joie renait avec lenteur
La beauté du monde réapparait
Les yeux retrouvent leur profondeur.
La vie se poursuit…