Le haïku japonais est un poème très court de 17 syllabes réparties en 3 vers, soit 5 syllabes pour la première ligne, 7 pour la seconde et 5 pour la dernière. Le haîku immortalise un instant et l’émotion qui s’en dégage. Véritable hymne à la vie, le haïku célèbre l’impermanence des choses. Les contrastes et les particularités de cette forme de poésie en font un art unique dans la littérature nippone.
Un haïku japonais comporte toujours un kigo , c’est-à-dire un « mot de saison ». Ce dernier peut être explicite (hiver, été) ou une expression implicite comme « les feuilles mortes » en métaphore de l’automne ou « l’hirondelle » pour un haïku de printemps. Cela peut être le nom de la saison ou une métaphore comme tournesol pour un haïku d’été ou neige pour un haïku d’hiver.
Cette forme de poésie comprend une césure (kireji) afin de donner du relief entre des éléments complémentaires ou opposés. La césure sépare deux idées pour créer une fissure ou une chute et surprendre ainsi le lecteur.
Le haïku doit être compris de tous tout en traduisant à la fois l’idée de profondeur et de simplicité. Ceci, par une maîtrise totale de la langue et de l’art de la suggestion.
Plus qu’un poème japonais, le haïku est une invitation à la méditation, on y retrouve le thème du temps qui passe, la mélancolie, la conscience de la nature, l’intemporalité. De même, ce genre poétique fait appel aux cinq sens (odorat, vue, ouïe, toucher, goût) pour susciter l’émotion.
« Un bon haïku c’est 3 lignes pour contenir l’essentiel et suggérer le reste ! »

Exemple d’haïku d’automne :
premier gel
cueillir la dernière rose
une épine au cœur
André Vézina