Médecines traditionnelles orientales : chinoise et Japonaise.

Les thérapies ou médecines traditionnelles (énergétiques) orientales associent des techniques manuelles efficaces à une véritable approche holistique de prévention et d’amélioration de la santé. Ces thérapies ont pour objet de stimuler les forces naturelles de guérison de l’organisme.

Différents outils thérapeutiques peuvent être utilisés ensemble ou séparément :

  • la phytothérapie,
  • la diététique,
  • les techniques manuelles : Shiatsu, Seitai, massage Anma,
  • les techniques d’acupuncture, de moxibustion,
  • les exercices énergétiques de santé (Qi-Gong).

Vieille de quelques milliers d’années, la Médecine traditionnelle chinoise (MTC) est un ensemble de théories (explications) et de pratiques (techniques) concernant l’humain et sa santé. Sa relative complexité, pour les Occidentaux, tient surtout aux faits suivants :

  • Elle possède sa propre base philosophique et symbolique.
  • Elle voit le corps, le coeur et l’esprit comme un tout.
  • Elle s’est élaborée non pas en disséquant des morts, mais en observant des vivants. Par conséquent, rien n’est vu comme statique.
  • Elle considère les phénomènes non pas en soi, mais à partir des relations entre eux. Par conséquent, la santé d’un organe ou d’une personne dépend de multiples facteurs tous reliés entre eux.
  • Elle utilise plusieurs termes usuels dans un sens différent de ce qu’on entend habituellement en Occident.
  • Le principe général : l’harmonie
  • La Médecine traditionnelle chinoise vise d’abord à maintenir l’harmonie de l’énergie à l’intérieur du corps ainsi qu’entre le corps et les éléments extérieurs. La santé est liée à la capacité de l’organisme de maintenir la dynamique nécessaire pour affronter les agressions. En contrepartie, la maladie se manifeste lorsque l’organisme a perdu sa capacité d’adaptation.

Chaque individu possède une constitution particulière où les différents éléments interagissent, selon un équilibre qui lui est propre. C’est ce qu’on appelle le terrain. Chez deux personnes, un même symptôme (mal de tête ou difficulté à digérer, par exemple) ne relève pas, a priori, d’une même cause, mais d’un déséquilibre propre à chacune d’elles.

Pour que la santé se maintienne, l’harmonie doit résider dans chacun des éléments de l’ensemble, ainsi qu’entre les différents éléments. Et sur tous les plans : dans chacun des organes de l’individu, et entre ces organes; dans l’individu, et entre l’individu et son environnement. La MTC ne traite pas les symptômes (comme le ferait la médecine mécaniste), mais la personne, de façon holistique.

Principes fondamentaux qui régissent les Thérapies Traditionnelles Orientales

Le Ki, au cœur de la pensée médicale, permet d’envisager le corps et l’esprit comme un tout indissociable : la réunion et la dispersion perpétuelle du Ki produit les phénomènes de l’univers à l’infini. Selon la vision chinoise, qui est à la fois symbolique et pratique, tout dans l’univers est mû par une force fondamentale, une énergie appelée Qi (prononcé tchi). C’est le Qi qui fait circuler les électrons dans les atomes. Il permet aux cellules de se multiplier, aux plantes et aux êtres vivants de croître. Il anime aussi le mouvement du vent et des astres. On ne peut le voir ni le toucher.
Comme c’est le cas pour l’électricité, on ne peut que percevoir ses effets. Chez l’humain, le Qi soutient tant les fonctions du corps que de l’esprit : marcher, digérer, penser, ressentir en sont toutes des manifestations. Ce flux énergétique continu circule dans tout le corps au moyen d’un réseau immatériel, mais précis, de voies appelées méridiens. Sur le trajet des méridiens se trouvent des points cutanés, appelés points d’acupuncture, d’où l’on peut en régulariser le débit.
Lorsque le Qi est en quantité suffisante et circule bien, l’organisme est en santé, la pensée claire et les réflexes vifs. Lorsqu’il stagne, est contraint ou bloqué, on se sent faible, lourd et sans vitalité. Le Qi peut être perturbé par plusieurs facteurs, internes ou externes.

Le Yin et Yang qui désignent les 2 phases d’un mouvement cyclique qui régit l’univers. Chaque chose est à la fois elle-même et son contraire et c’est l’alternance du In et du Yo qui est la force motrice. L’équilibre n’est jamais statique, mais constamment en mouvement entre les deux forces opposées, complémentaires et interdépendantes que sont le Yin et le Yang (représentées dans le symbole du Tao).

Les Cinq éléments (bois, feu, terre, métal et eau), caractéristiques fondamentales de la nature et par extension de l’homme. Chez l’homme, les 5 éléments sont utilisés pour qualifier des organes, des viscères, des organes des sens, des orifices, des structures, des ornements, des émotions, des vertus, des mouvements, des comportements, la vie. Les interactions et interconnexions entre les éléments doivent fonctionner de manière fluide.
Dans quelque phénomène que ce soit, l’alternance entre l’état Yin et l’état Yang ne se fait pas instantanément, mais par un processus constant de transformation. Les Chinois ont déterminé 5 phases-clés (appelées mouvements) de ce processus. Chacun des 5 mouvements possède sa propre énergie de croissance ou de décroissance; il porte aussi le nom d’un élément.

L’unité ou la conception globale de l’être humain, c’est-à-dire l’unité entre le corps et l’esprit, et l’unité entre l’être humain et le monde extérieur dont il fait partie. La Médecine Traditionnelle Chinoise voit avant tout la maladie comme le résultat d’un déséquilibre : déséquilibre entre les principes fondamentaux Yin et Yang, de sang ou d’énergie Qi, vide ou plénitude d’un élément, perturbation du cycle des 5 éléments… Son efficacité thérapeutique résulte de sa capacité à réguler ces déséquilibres, sans traiter la maladie comme un symptôme à éliminer. Elle prend en compte le Tout, l’être humain dans sa globalité, plutôt que de traiter localement. C’est ce qui fait sa force.

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